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20/12/2013

L'année de la lose en sept défaites

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Une fois passé 20 ans, la période de Noël devient une longue souffrance entre dîners interminables chez belle-maman, rediffusions de Ben Hur, montage du château-fort du petit neveu… et rétrospectives des meilleurs moments de l’année sur tous les sites d’actu, histoire de masquer le fait que personne n’en fout une dans les rédacs. Zone mixte, qui n’en fout plus une depuis un moment déjà –la vie, le travail, la fainéantise, toussa toussa-, a décidé pour l’occasion de s’y remettre et de proposer son propre best-of, un peu mis à mal par l’avalanche de qualif' inespérées et de tirages au sort plus chattards les uns que les autres: celui du classement de plus beau loser de l’année 2013 tous sports confondus. Faites votre choix.


Gasquet-Wawrinka à Roland-Garros

L’amour déraisonnable de ZM pour Ritchie en a subi des coups durs depuis dix ans. Jusqu’à devenir insensible à la douleur d’une défaite inéluctable en cinq sets. Mais ce jour-là, sur le Lenglen, notre petit cœur a saigné très fort, encore. Deux manches bien menées et un retour canon du Suisse, on s´était fait à l’idée de connaître la fin de l’histoire. Et puis il y a eu ce jeu dantesque, peut-être le plus beau de l’année sur le circuit, où Ritchie s’est retrouvé à sauver plus de balles de break que durant toute sa carrière réunie avec des cojones grosses comme ça. Il y a eu, aussi, ces deux balles de (presque) match dans la cinquième manche, que Gasquet n’a jamais lâché malgré son physique de chaton asthmatique en rémission. Et la déception hénauuuurme qui s’en est suivie. Pourtant, on l’aime aussi Stanislas…

Lyon-Tottenham en Ligue Europa

Ici, c’est moins l’importance toute relative du résultat qui importe –une élimination en 16e de finale de Ligue Europa- que la manière. L’OL de l’époque n’a jamais été aussi bandant depuis ses grandes années. D’ailleurs, le match retour à Gerland est bien géré. Coup-franc juninhesque de Grenier, tête crisienne de Gonalons, Lyon laisse venir sereinement. Enfin en apparence. Parce que l’habitué des campagnes européennes lyonnaises sait que la guigne attend son heure, sous la forme d’une erreur d’arbitrage ou d’un raté honteux du plus bel héritier de Govou, Alexandre Lacazette, avant le coup de poignard des arrêts de jeu. La 89e minute pour ce coup-ci. Il y avait un peu du penalty de Neymar et du poteau de Milan dans cette frappe splendide de Dembélé. Et le réconfort de savoir que si les années dorées sont loin derrière, il reste encore quelque chose du grand OL en 2013.

La victoire de Rui Costa aux Mondiaux de cyclisme

Sans doute la plus belle putasserie de l’année, et encore, il n’existe pas assez de qualificatifs de la même veine pour apprécier à sa juste valeur la victoire de Rui Costa aux Mondiaux de Florence. Joaquim Rodriguez, qui ferait passer Poulidor pour un amateur de la lose à force d’accumuler les deuxièmes places partout où il enfourche un vélo, sent que c’est son jour. Nibali cuit bouilli après être allé chercher les attaque une par une, l’Espagnol pose sa mine dans la dernière côte. Derrière, personne ne réagit et Valverde est là pour contrôler au cas où. Sauf que le deuxième Ibère ne lève pas le cul de sa selle quand Rui Costa, qui n’a pas pris un relais depuis la 3e D et un cours d’EPS de sinistre mémoire, s’envole comme un chacal pour aller cueillir Purito sur la ligne. Le winning ugly à son apogée.

Clermont-Toulon en finale de la Coupe d’Europe

En rugby, ZM est plutôt Toulouse. Enfin le Toulouse d’avant, celui qui aurait mis une dérouillée au Connacht avec une charnière Bézy-Dubois. Mais comment ne pas se laisser tenter par une équipe qui s’y est pris à dix fois avant de gagner une finale de championnat? Aller chercher une défaite au panache, ça se mérite, et pas une équipe en Europe ne peut se vanter de le faire avec plus de grandeur que Clermont. Avouons-le, on a craint un instant que la belle série s’interrompe cette année. Le Leinster, ennemi juré, avait été essoré en poule. Montpellier et le Munster n’avaient pas existé en quart et en demie. Heureusement, Toulon est arrivé. Dégueulasse et opportuniste, comme Bernard Laporte les aime. Un contre immonde conclu par le type le plus chambreur du Top 14 a suffi à faire basculer une finale dominée de la tête et des épaules de Cudmore par Clermont. Ouf.

Dortmund-Malaga en Ligue des champions

En un match, Malaga aura davantage marqué l'histoire de la lose en coupe d'Europe que le Stade Rennais en 75 éliminations consécutives au premier tour de la Ligue Europa. En un seul match, oui, mais quel putain de match! Après un 0-0 à l'aller et 90 superbes minutes sur le terrain du Borussia Dortmund, en quart de finale retour de la C1, les Espagnols mènent deux buts à un. Autant dire qu'en l'absence d'Ole Gunnar Solksjaer et de Stéphane Chapuisat, rien ne semble pouvoir empêcher le PSG du pauvre d'accrocher une qualif’ improbable pour le dernier carré. Et pourtant... En deux minutes, les Allemands inscrivent deux buts. Pour ajouter à la légende, le dernier est même un modèle de hors-jeu. Malaga a beau crier à la triche, au racisme et au complot stalino-platinien, le club est éliminé. Et la cousinerie Al-Thani concernée de vendre son jouet, son yacht de Marbella et ses rêves de reconquérir l’Andalousie. Depuis, Isco est parti et Bernd Schuster est arrivé. La descente est rude.

Miami Heat-San Antonio Spurs en finale NBA

Il y a deux ans, ZM se serait foutu de la gueule des Spurs s'ils avaient perdu un match dans le money-time face à LeBron James. Seulement, depuis, le Cav au mental en carton est devenu le roi que tout le monde attendait. Non, cette fois, si cette défaite figure parmi les plus humiliantes de l'année, les Spurs le doivent certes à James, mais surtout au fait que le titre semblait leur tendre les bras. Avec cinq points d'avance à 28 secondes de la fin du match 6 et le niveau qui était le leur, que pouvait-il leur arriver? Rien, si ce n'est un trois-points de LBJ, la faillite de Kawhi Leonard au lancer-franc, et un shoot improbable de Ray «La Machine» Allen, derrière la ligne là aussi, pour accrocher la prolongation. Puis un ballon volé à Manu Ginobili par Allen, avant un contre aussi monumental que facile de Chris Bosh devant Danny Green, pour décrocher un match 7 en finale NBA. Que dalle, quoi. Même le fabuleux public de Miami, dont une partie avait quitté la salle avant la fin du match pour échapper aux légendaires bouchons sur l'A10 entre Fort Lauderdale et Orlando, n'aurait pas misé un cent sur une victoire du Heat.

Le triplé de Benfica

Dans la mémoire des historiens de la lose, la saison 2001-2002 du Bayer Leverkusen, achevée sur une deuxième place en championnat et deux défaites en finale de la C1 et de la Coupe d'Allemagne, a longtemps été une référence indépassable, un moment fugace de l'histoire que personne ne pourrait réussir à revivre un jour. Et puis est survenu le Benfica Lisbonne de Jorge Jesus. Avec un autre triplé de la lose championnat-coupe d'Europe-coupe du Portugal. En plus beau. D'abord, parce qu'il n'a pas eu besoin de Michael Ballack, porte-poisse notoire. Mais surtout parce qu'il a été réalisé avec la manière. En Liga Sagres, c'est un but de Porto à la 92e minute du choc entre les deux équipes qui a permis aux Dragons de dépasser les Lisboètes au classement, à une journée de la fin. En Ligue Europa, c'est à nouveau la 92e minute qui a été fatale au club. Puis le club a laissé filer la Coupe du Portugal à Guimaraes, pourtant mené jusqu'à la 79e minute et finalement vainqueur après un but hors-jeu et un autre inscrit sur une frappe déviée. Tout ça en deux semaines. Du pur génie.

Julien Laloye et Nicolas Beunaiche

17:18 Publié dans basket ricain et autre, cyclisme, Futibol | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : sport, lose, losers, gasquet, benfica, malaga Partager cet article avec:

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Commentaires

Vous en avez oublié une, et la plus impressionnante à mes yeux. La défaite des Néozélandais en Coupe de l'America face aux USA.

Écrit par : Otto | 20/12/2013

Exact, grand grand moment. Nos esprits ont failli.

Écrit par : Zone mixte | 20/12/2013

Comme quoi, les différents sports ont tous un esprit comment que nous les femmes, on aime beaucoup !

Écrit par : ptite femme | 29/12/2013

Espérons pour le mieux la saison prochaine fois. Il devrait être mieux de toutes les façons.

Écrit par : trackphone | 16/04/2014

Cette année est une année paire et elle réussie plutôt pas mal à beaucoup d'entre eux !!

Écrit par : hotel-lacorniche.com | 06/06/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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