Avertir le modérateur

« Top 10 des sportifs qui pourraient tourner dictateurs (2/2) | Page d'accueil | On a vu pour vous la saison de tennis 2012 (2/2) »

12/01/2012

On a vu pour vous la saison de tennis 2012 (1/2)

tennis,nadal,djokovic,federer,saison,australie,open,roland-garros

 "Je sens que c'est le moment. Que ça peut tomber maintenant. Je me sens capable de gagner un gros truc. Un Grand Chelem, oui, ou un autre gros tournoi, ou la Coupe Davis."

(Jo-Wilfried Tsonga, dans L'Equipe en début d'année)

Pas envie de vous lever à 4h du mat' pour regarder l'Open Australie? Marre d'espérer la victoire d'un Français en Grand Chelem? Membre à vie du club pro-Federer et anti-Nadal ou l'inverse? Pas besoin de regarder du tennis cette année, Zone mixte a vu pour vous les meilleurs épisodes de la saison 2012. La première partie, de Melbourne à Wimbledon, c'est à lire aujourd'hui.


Janvier

Doha qui continue à investir sur les Français, Nadal qui a mal à l’épaule, Gasquet qui fait illusion à Sydney (ou pas)… Bref, RAS avant le début de l’Open d’Australie, où les choses sérieuses commencent. Impérial en première semaine, Baghdatis en profite pour rappeler qu’il encore joueur de tennis et Moratoglou pour faire la pub de son académie sur Eurosport. En pleine bourre, Tsonga est à deux doigts de sortir Rafa en quarts de finale à l’issue d’un match dantesque (5h de jeu). Mais une volée amortie de coup droit superflue et mal touchée -ce qui fait beaucoup- sur sa seule balle de match condamne le Français. De retour sur le court sept heures plus tard à cause d’une fin de tournoi gâchée par la pluie, Geronimo mange un p'tit Suisse en deux temps (3-6, 7-5, 7-6, 6-1). Même pas mal. En finale, c’est un Djokovic tout fringant qui l’attend. Le Serbe n’a laissé que trois jeux à Murray, tancé publiquement par son nouveau coach Ivan Lendl. "Si c’est pour ronchonner comme ça t’avais qu’à choisir Mc Enroe!". Transmis à Schtroumpf grognon. Magnanime, le robot serbe laisse un jeu de plus à son adversaire espagnol. Le tout sans même forcer sur son septième poumon artificiel. 2012 commence bien.

djoko.jpg

Février

Un mois chiant comme le jeu tout en variation –euphémisme- de Robin Söderling. Le comique suédois remporte tous les tournois indoor auxquels il participe. En même temps Rotterdam et Marseille, tout le monde s’en fout. Mais pas autant que San José, Memphis et Delray Beach. La fédé américaine, qui sait bien faire les choses, en profite pour filer un titre en douce à Roddick, un autre à Isner, et le dernier à Querrey. Raonic, lui, s’arrête en finale à chaque fois. Faut pas déconner, il reste Canadien. Puis le bon Milos a un rendez-vous autrement plus important à honorer: le premier tour de Coupe Davis face au cousin français. Sur la glace des Canucks de Vancouver, les Bleus frisent la catastrophe, mais Llodra finit par apporter le point décisif aux Bleus sur un score fleuve (7-6, 6-7, 7-6, 6-7, 12-10). Un peu plus au sud, Nicolas Almagro perpétue le mythe du mec-qui-a-un-vrai-potentiel-mais-qui-ne-confirme-pas en trustant les titres lors de la tournée sud-américaine sur terre (Acapulco et Buenos Aires). L’imposture continue. A moins qu’il ne s’agisse de Tommy Robredo, on a du mal à voir la différence de loin.

Mars

Vu de l’Hexagone, un mois presque aussi pénible que le précédent. Deux tournois seulement au programme avec Indian Wells et Miami –quel est le petit génie de l’ATP qui a pondu le calendrier?- des horaires à la con –le créneau nuit blanche est réservé à la NBA- et des Français à la rue à cette période de l’année. Gaël Monfils, qui se réserve pour la terre battue, soigne une inflammation au poignet. Ou au genou. Ou les deux. Gasquet, lui, à déjà mal au coude. Simon, éliminé à chaque fois par un nobody, refait le coup du chantier offensif à perfectionner: "Si je veux mettre en place le jeu que je désire et dominer l’échange, il faut que j’en passe par là." Reste Tsonga, honorable quart de finaliste mais déjà sur les rotules. Côté court, pas grand-chose à signaler. Verdasco peaufine son bronzage avec Guy Forget en terrasse et Ljubicic chope une insolation. A partir des quarts, le tournoi ressemble à la bande-annonce de Real Steel, avec Novak Djokovic dans le rôle de Hugh Jackman. Son premier challenger, Del Potro, tombe en huit rounds et trois heures malgré quelques uppercuts de coup droit appréciables. En finale, le Serbe garde sa ceinture IWM (pour Indian Wells-Miami) en faisant fondre les plombs de Berdych, HS au bout de trois sets acharnés. Ce qui lui coûte tout de même ses cinquième et sixième poumons plus tôt que prévu. 

monfils-a-terre.jpg

Avril

Le printemps commence avec un mini-coup de tonnerre et le contrôle positif de Stanislas Wawrinka. Le temps de prouver que la crème incriminée était censée en finir avec ses problèmes d’acné, le Suisse doit faire l’impasse sur les quarts de finale de la Coupe Davis. Sans forcer –Federer est resté garder ses jumelles pendant que Mirka est en vacances- l’équipe de France s’impose. Une autre absence de marque permet à Rafa de reprendre du poil de la bête. Djokorobovic rentré à Belgrade pour une maintenance de routine, Nadalito écrase la concurrence à Monte Carlo et Barcelone. Ferrer, le poulidor ibérique, lui offre à chaque fois une belle réplique en finale. A Belgrade, Arnaud Clément renaît de ses cendres et soulève le trophée. Ah non, c’était Tipsarevic, pardon, ça doit être les lunettes. Monfils, qui avait prévenu son monde –"Cette année je vais tout péter sur terre battue"-, n’a toujours pas mis les pieds sur l’ocre. La faute à cette intoxication alimentaire provoquée par des Doritos avariés. Vie de merde.

Mai

Le tournoi de Madrid, prêt à vendre son âme pour piquer le Grand Chelem terrien aux Parisiens, n’a rien trouvé de mieux que de la terre battue bleue pour faire parler de lui. Plus rapide que le gazon de Wimbledon, évidemment. Ça fait au moins un heureux, Roger Federer, qui joue comme sur ciment. Service croisé, coup droit décroisé, finition à la volée, une tactique qui emmène le Suisse jusqu’à la victoire face à Djoko. Nadal, lui, tire la gueule. Sorti en huitièmes de finale par Feliciano Lopez, auteur de 96 montées victorieuses et 31 aces, le Madrilène d’adoption débarque furax dans la salle de presse: "C’est vrai que c’est compliqué pour les organisateurs, je sais qu’ils font de leur mieux, c’est juste un peu rapide. Mais j’adore le tournoi et je suis très content pour Feliciano." Désarçonné par la virulence inhabituelle des propos de son champion, le directeur démissionne. Juan Carlos lui-même intervient et ordonne qu’en 2013, on joue sur la terre la plus lente possible. Comment ça, le peuple espagnol est chauvin? A Rome, une semaine plus tard, le Majorquin prend une tôlée contre Djokovic. Jérémy Chardy, lui, remporte son premier match de la saison à Nice. Business as usual.

724861_nadal-of-spain-reacts-after-defeating-federer-of-switzerland-during-their-men-s-final-at-the-french-open-tennis-tournament-at-the-roland-garros-stadium-in-paris.jpg

 Juin

Roland-Garros arrive, Laurent Luyat ressort du placard et Tatiana Golovin ses robes de boîte de nuit moscovites. Patrice Dominguez distille de l’analyse à tour de bras: "Je vois Nadal ou Djokovic gagner le tournoi. Peut-être Federer. Et pourquoi pas Murray?" 26 Français (hommes et femmes confondus) franchissent le premier tour. "C’est un RG historique pour les Tricolores", s’égosille Luyat. Douze survivent à la deuxième fournée –"Du jamais vu Porte d’Auteuil"- et trois atteignent la deuxième semaine -"Restez avec nous, tout de suite Federer, Nadal, Djokovic et les meilleurs entrent en piste". Gaël Monfils sauve une balle de match au premier tour face à Kukushkin. Trois parties dégueulasses plus tard, il affronte Ferrer, qu’il sort 7-5 au cinquième set. Pour évacuer la déception, l’Espagnol fait le tour du périph’ en courant. Djoko, qui n’a perdu qu’un match depuis le début de l’année, soulève le trophée en s’offrant un tryptique de rêve (Del Potro, Federer, Nadal). Une victoire à la Pyrrhus, puisqu’elle lui coûte ses deux derniers poumons artificiels. Rafa, tenant du titre depuis 1864, ne verse pas une larme. Il retourne s’entraîner dès le lendemain à Manacor.

Julien Laloye

La seconde partie est à retrouver ici.

02:15 Publié dans revers long de ligne | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : tennis, nadal, djokovic, federer, saison, australie, open, roland-garros Partager cet article avec:

Partager cet article sur Facebook  Ajouter dans Technorati  Ajouter dans Delicious  Partagez sur MySpace  Voter pour cet article dans Wikio  Partager sur StumbleUpon  Partager avec Digg  Partager sur Fuzz   partager sur Diigo    Partager via Tiny URL

A la une:

 //Pourquoi on préférait Trezeguet   //L'année 2014 de la lose en sept défaites magnifiques   //Quiz vidéo: Connaissez-vous votre Ronaldinho sur le bout des doigts?   //Quiz: Ibrahimovic, Eto'o ou un dictateur?   //Lettres de supporters de L1 à Carlos Slim   //Lucas, Pauleta, Ronaldinho... Elisez le plus beau presque-but du foot français   //Ballon d’Or 2013: Le jour où le ciel tomba sur Franck Ribéry   //L'année de la lose en sept défaites   //Aidons Jean-Michel Aulas à faire craquer Bafé Gomis   //Petit manuel de #reconversionvraie à l'intention de David Beckham 

Commentaires

En 2012, nous allons voir beaucoup de choses intéressantes.

Écrit par : donne | 08/04/2012

Oui Overmars au Barça, c'était une blague.

Écrit par : Directorio | 21/05/2012

Le score, le pénalty pour le Barça, l'égalisation à la dernière minute, tout y était, même la cerise !

Bravo à vous et merci pour ce moment de franche rigolade.

Écrit par : idrpoker.com agen texas poker online indonesia terpercaya | 11/03/2014

Le score, le pénalty pour le Barça, l'égalisation à la dernière minute, tout y était, même la cerise !

Écrit par : kata kata minta maaf | 25/04/2014

Oui Overmars au Barça, c'était une blague

Écrit par : pengen cepat hamil | 25/04/2014

ravo à vous et merci pour ce moment de franche rigolade.

Écrit par : cara belajar bahasa inggris dengan cepat | 25/04/2014

Le score, le pénalty pour le Barça, l'égalisation à la dernière minute, tout y était, même la cerise !

Écrit par : Cipto Junaedy | 14/06/2014

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu