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10/12/2010

NBA: Boston, la vraie Dream Team

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"[Les Celtics,] c'est une super équipe. La meilleure avec laquelle j'ai joué."

(Shaquille O'Neal, pivot des C's)

Quelques heures après avoir mis les pieds dans le plat le jour de Thanksgiving, le Shaq a remis le couvert à l'issue de la victoire des siens face aux Chicago Bulls. Non, tout bien pesé, de Los Angeles à Cleveland en passant par Miami, jamais Big Cactus n'a vu meilleure équipe que celle dans laquelle il évolue aujourd'hui. "Et quand je dis meilleure équipe, je veux dire partout. Sur le terrain, dans le vestiaire et en dehors", a même ajouté le Géant vert. Kobe, Dwyane et LeBron apprécieront. Bien sûr, on voit venir les Phil Jackson et autres rabatteurs de caquets... Corporate, le Shaq? Peut-être. Mais peut-on pour autant lui donner tort?


En ce début de saison pollué par les aventures et mésaventures du Heat -Dream Team autoproclamée-, les observateurs du basket US en auraient presque oublié de s'émerveiller devant les performances de la franchise du Massachusetts. Et pourtant... Début octobre, combien d'entre eux auraient parié que les Celtics détiendraient, après deux mois de compétition, le deuxième meilleur bilan de la Ligue (18-4)? Disons-le tout net: très peu. Les C's sont avant tout une machine dont le talent et la maîtrise s'expriment en play-offs, dans des matches au niveau de pression maximal. Les retrouver en cours de saison à un tel niveau, devant les Lakers, le Magic ou le Heat, a de quoi surprendre autant que susciter l'admiration*.

Après sa douloureuse défaite lors du Game 7 de la finale face à LA, le groupe de Doc Rivers aurait en effet très bien pu se désagréger. Il n'en a rien été. Rejoint à l'intersaison par des joueurs à l'ego aussi développés que Shaquille ou Jermaine O'Neal, le melting-pot bostonien, déjà composé de forts caractères comme Garnett, Pierce, Allen ou Robinson, aurait là encore pu exploser. Sans parler de l'âge des capitaines, tous trentenaires (Pierce est de 1977, KG de 76, Allen de 75, O'Neal de 72) et forcément moins alertes que naguère. Ailleurs, le mélange aurait très facilement tourné à l'accident chimique.

Oui, mais voilà, de toute évidence, cette Green Team n'est pas une équipe comme les autres. Et pas seulement à cause des noms ou du pedigree des joueurs qui composent son effectif**. Ce groupe est plus que ça. Cet été, au moment-même où les «Three Amigos» faisaient des plans sur la comète en Floride, Doc Rivers, Ray Allen et Paul Pierce s'entendaient eux pour prolonger leur bail à Bean Town. Un véritable exercice de funambule. Car si un seul d'entre eux quittait le navire, le domino s'écroulait, comme le racontait tout récemment KG dans un reportage diffusé sur ESPN (à 4'20 dans la vidéo ci-dessous).

A travers ces images, on comprend bien que la «Decision» des piliers de l'équipe n'a fait que renforcer le groupe. De même que l'apport de nouveaux joueurs tout aussi focalisés sur le titre de champion que les anciens. A commencer par le Shaq, plus professionnel que jamais: «Tout le monde s'inquiète à propos des nombreuses personnalités dans l'équipe. Mais quand elles travaillent toutes ensemble pour atteindre un même but, elles ont juste le devoir d'y arriver.» Facile, dit comme ça, non? Et n'allez pas croire qu'O'Neal s'est égaré dans un ego trip. En fait, les colonnes des journaux comme ce reportage d'ESPN regorgent d'envolées du genre signées Kendrick Perkins, Rajon Rondo, Delonte West ou Doc Rivers lui-même.

Sur le banc de touche, antichambre habituelle des seconds couteaux, des bannis et des frustrés du «did not play», le discours est sensiblement le même. Von Wafer, 5,5 minutes par match depuis le début de la saison: «C'est frustrant [de peu jouer], mais ce n'est pas ça l'important. L'important, c'est l'équipe. [...] S'il faut que je m'asseye sur le banc, que je joue la pom-pom girl ou que j'apporte de l'eau aux mecs, je le ferai. [...] Je suis juste heureux de faire partie du truc.» Une équipe de rêve, on vous dit. Et on ne vous parle même pas de l'ambiance super fun qui règne au sein de l'équipe. Les images parlent d'elles-mêmes (voir aussi à 13'30 et de 16'40 à 17'45 dans la vidéo plus haut).

Sur le parquet, cela donne un jeu tout ce qu'il y a de plus collectif, où le danger peut venir de partout. Où "n'importe qui peut être le meilleur marqueur" et où "chacun pourrait shooter mais préfère faire shooter l'autre", comme le résume Shaquille. Une mécanique super efficace basée sur la solidarité défensive, l'attaque placée et l'alternance intérieur-extérieur, le tout fluidifié par un jeu de passes très varié.

Parfaitement à l'aise dans ce système, le Big Three ne semble quant à lui pas plus affecté que cela par le poids des années. Alors que l'infirmerie des Celtics affiche complet en ce moment, Allen, Pierce et Garnett continuent de galoper, plus verts que jamais, à un âge où d'autres ont choisi l'exil en Chine, en Turquie ou ailleurs, faute d'avoir encore le niveau NBA. Chez eux, le talent n'a pas disparu, pas plus que le goût de l'effort. La devise placardée sur un mur de leur salle d'entraînement ("Qu'est-ce qui fait le plus mal, la douleur du travail ou la douleur du regret?") semblerait presque avoir été inventée pour eux.

Grâce au turnover et au roster de luxe des C's -chaque poste étant doublé, voire triplé-, ils devraient, sauf accident, arriver frais pour les play-offs. Suffisant pour rafler la mise? Impossible à dire. D'autant que si la Dream Team parvient à se hisser en finale, elle retrouvera certainement son pire cauchemar de l'année 2010: les Lakers. A Zone mixte, malgré tout, on est plusieurs à y croire. Charlotte au premier tour, puis Chicago au deuxième, Miami en finale de conférence, avant de retrouver LA en finale... On s'y voit déjà... On peut toujours rêver, non?

Nicola B.

*A ce propos, il est toujours amusant de jeter un oeil, au fur et à mesure que la saison avance, aux pronos de début de saison des spécialistes. Ici, ceux de Sekou Smith, qui bosse pour le site de la NBA. Pour lui, Boston vaut une 5e place de conférence.

**Rappelons au passage que sur les sept joueurs ayant dépassé la barre des 20.000 points en carrière encore en activité, quatre évoluent à Boston (O'Neal, Garnett, Allen et Pierce).

00:30 Publié dans basket ricain et autre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boston celtics, nba, miami heat, dream team Partager cet article avec:

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