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29/11/2010

Ça sent bon le titre au Mondial

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"Au-dessus de mes forces d'expliquer l'inexplicable"

(Marc Lièvremont, après la défaite du XV de France contre l'Australie 16-59)

Préparez le bûcher, réouvrez la Bastille, aménagez une cellule à Fort Boyard... Depuis samedi soir et la raclée-branlée-humiliation (pour la suite, cf. le dictionnaire des synonymes) subie par le XV de France, le trio Lièvremont-Ntamack-Retière se retrouve en tête du hit-parade des chasseurs de têtes. Raymond Domenech, l'incontestable grand tube de l'été, paraîtrait presque démodé à leurs côtés...

Pourtant, une intime conviction, une flammèche intérieure, un soupçon de folie nous incite à croire en des lendemains chantants et en une victoire au Mondial néo-zélandais, dans dix mois. Au terme d'une hypnose de 48 heures, nous sommes mêmes parvenus à extraire, de ce marasme sportif, sept raisons d'espérer...


1 - Cette tournée d'automne devait avant tout permettre d'expérimenter des joueurs, des associations et des combinaisons. Au final, les enseignements apparaissent très nombreux avec une conclusion sans équivoque: il suffit juste de tout changer et de repartir de zéro... Le doute n'est pas permis!

2 - Le XV de France peut se targuer du titre de championne du monde... des essais les moins aboutis et construits: deux essais de pénalité, un autre suite à une pénalité manquée et un autre, miraculeux, sur un jeu au pied. Quatre réalisations en trois rencontres avec zéro fond de jeu, le rapport qualité-prix du rugby «made in France» défie toute concurrence.

3 - Les crédules et innocents Australiens n'ont donc rien compris à la politique du développement durable: en nous dévoilant tous leurs lancements et combinaisons, les joueurs des antipodes nous ont tout bonnement communiqué leur précieux savoir. Les Français, en mode spectateurs lors de la deuxième période, n'ont pas manqué de noter intérieurement et d'imprimer cérébralement les secrets de la réussite adverse... Et dans dix mois, tel sera pris qui vient de nous prendre. Enfin, on se comprend... Gnagnagna!

4 - Joue-là comme en 1999: six mois avant de parvenir en finale de la Coupe du monde britannique, les Frenchies avaient encaissé la bagatelle de cinquante pions en Nouvelle-Zélande. Quel beau leurre: la planète Ovalie avait à tort considéré le XV de France comme une équipe de seconde zone et six mois plus tard, les All Blacks pleuraient à nos pieds. Alors, on remet ça? Malins, nos sélectionneurs, dignes héritiers de la philosophie Aimé Jacquet: «Comment mieux avancer avec des coups de pied dans le c...»; Le même raisonnement s'applique à 2006... (remember le 47-3 à Gerland contre les Blacks)

5 - En rallongeant de cinq minutes la durée des mi-temps à compter du 1er janvier 2011, l'IRB va rendre un grand service à nos rugbymen français, incapables de suivre le rythme australien après la cinquantième minute. Sortons donc la machine à calculer: 300 secondes supplémentaires de régénération dans les vestiaires=10 minutes d'énergie supplémentaire pour la deuxième période. Avec cet amendement du règlement, nos Bleus devraient donc logiquement pouvoir résister pendant une heure. Reste à savoir comment résoudre le problème du quart d'heure restant...

6 - Vincent Clerc, Mathieu Bastareaud, Imanol Harinordoquy ou encore Maxime Médard restés dans leur canapé samedi soir, la France du rugby peut toujours se consoler avec un titre officieux: à la Coupe du monde des sélections B', même les All Blacks et les Wallabies ne pourraient rivaliser avec tous nos talents astreints à résidence. Alors, vivement un Mondial de troisième zone au Tadjikistan!

7 - Malgré l'ampleur du traumatisme, le groupe France a su préserver un minimum de dignité et de solidarité dans la défaite: pas de grève des transports, pas d'insultes proférées à voix haute envers la hiérarchie, pas de rébellion devant les caméras ni de bagarre de troisième mi-temps... Au moins peut-on espérer, sinon un triomphe, au moins une défaite avec les honneurs. PS: toute ressemblance avec un événement récent de l'histoire du sport français serait évidemment fortuite.

Vincent Bissonnet

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21:01 Publié dans RRRRRRRRRRRRugby | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rugby, lievremont, nouvelle-zeland, coupe du monde Partager cet article avec:

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Commentaires

C'est exactement ca. Ils perdent. Avec honneur.

Écrit par : Issalene | 29/11/2010

génial! le second degrés est utilisé avec brio^^

Écrit par : Tank | 30/11/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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