Avertir le modérateur

« 1998-2010 : les Bleus tous ego ? | Page d'accueil | Raymond Domenech, l’éternel Espoir »

22/06/2010

Domenech, la dernière conférence de presse fictive

Domenech%20impuissant.jpg

"Ce sont mes joueurs qui m'ont donné l'envie. L'envie d'avoir envie. Qui ont rallumé mon envie. Alors oui. Je pense que je l'avais l'envie. Mais je n'aime pas parler de ça."

(Le sélectionneur de l'équipe de France, après le match contre l'Afrique du Sud)

Fiction. La France et l'Afrique du Sud ont fait match nul 1-1. les Tricolores sont éliminés de la Coupe du monde. Les joueurs ont quitté le terrain, la tête basse. Très vite, après un bref salut aux rares supporters français ayant fait le déplacement. Raymond Domenech, lui, est resté plus longtemps sur la pelouse. Le regard dans le vague. Ses quelques mots à chaud, au micro de David Astorga, expriment sa déception. On attend sa conférence de presse. L'unique conférence de presse durant laquelle le sélectionneur ne pourra pas se cacher derrière un hypothétique succès à venir.


Le masque doit tomber. Plus encore que le résultat lui-même, ce sont les adieux de Domenech que l'on attend. Il est 19h quand Raymond se présente enfin à la conférence de presse. Le cheveu grisonnant. Le sourcil broussailleux. Animé d'une étrange lueur dans le regard, affichant un imperceptible sourire en coin.

"Bonsoir."

- Raymond... La France termine cette Coupe du monde sans une seule victoire, un commentaire ?

"J'ai vu de l'envie. Je suis déçu pour mes joueurs, ils méritaient de gagner. Ca a basculé sur un fait de jeu, c'est dommage".

- Raymond... Ce onze inédit a montré un bien meilleur visage que les habituels titulaires. Vous nourrissez quelques regrets par rapport à vos choix précédents ?

"On peut nourrir les regrets qu'on veut, c'est toujours la vérité du terrain qui parle. On en reparlera le onze juillet (sic)"

- Quel est votre sentiment après cette élimination prématurée ?

-"J'ai un petit creux. Je n'ai pas eu le temps de la digérer, parce que je n'ai toujours rien mangé. Mais ça ira mieux demain."

- Avec le recul, vous pensez toujours que votre maintien à la tête de l'équipe après l'Euro 2008 était une bonne chose ?

-"Comme je l'ai dit, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise chose. A un moment, il faut faire des choix, en tenant compte de plusieurs paramètres. C'est ce que j'ai fait en mon âme et conscience, en cherchant à rester cohérent. A un moment, on peut parler autant qu'on veut, mais il ne faut pas croire que c'est la vérité du terrain qui compte."

- Maintenant que tout est fini, pouvez-vous nous parler de la réalité du vestiaire ?

"Ecoutez... On a un groupe qui vit bien, et surtout qui montre de l'envie. Alors oui, il y a eu parfois des petites sautes d'humeur, mais globalement les anciens ont bien tenu le groupe. Puis Ribéry a ajouté de la bonne humeur et de la fraîcheur. Par contre c'est dommage que le petit Valbuena ait voulu jouer au caïd pour ses premiers pas en Bleu. Mais c'est la vie d'un groupe. Tant que l'émulation collective est saine, le groupe a de l'avenir. Moi je n'avais qu'à peaufiner les ajustements sur le terrain. Ce qui compte finalement, c'est de voir de l'envie."

- Raymond, l'envie, vous l'aviez jusqu'au bout ?

"Ce sont mes joueurs qui m'ont donné l'envie. L'envie d'avoir envie. Qui ont rallumé mon envie. Alors oui. Je pense que je l'avais l'envie. Mais je n'aime pas parler de ça."

- Vous n'avez jamais douté ?

-"Vous savez, la profession de sélectionneur, c'est de douter en permanence. Alors oui, j'ai douté. De moi, de mes joueurs. De mes résultats. Et en ce sens, je suis fier d'avoir honoré la profession."

- Dans votre cas, ça ne devait pas être trop difficile de douter des résultats et de votre style de jeu...

-"Tout dépend si on adopte un point de vue linéaire ou pas...le style j'ai déjà dit que la France n'en avait pas. Mais pour moi c'est une richesse de devoir faire comme on peut sur le terrain, d'improviser à chaque fois."

- Raymond... Vu les difficultés à marquer de votre équipe, regrettez-vous de n'avoir pas sélectionné un garçon comme Karim Benzema ?

-"Si je regrette ? Je n'aime pas ce mot... regretter. Ce n'est pas dans mes habitudes. Et parfois le seul talent ne suffit pas. Je ne veux pas critiquer Karim, mais j'ai pensé ma sélection dans un plan de jeu qui ne lui correspondait pas. Il faut aussi penser au groupe. Et montrer de l'envie."

- Vous voulez dire que la présence de Karim aurait pu nuire à l'ambiance du groupe ? (rires généralisés dans la salle)

-"Ce n'est pas ce que j'ai dit".

- Justement, vous affirmez avoir composé votre liste des 23 pour créer un groupe qui vit bien ensemble. Comment expliquer alors les problèmes qu'a rencontrés l'équipe ?

-"Si vous parlez du journal L'Equipe, les problèmes rencontrés sont sûrement dus à l'incompétence de ces fouines de journalistes sportifs aigris qui ont pourri notre mondial. Si vous parlez de mon équipe, je ne vois pas de quels problèmes vous parlez !"

- Raymond, vous ne pouvez pas nier que l'ambiance dans les vestiaires n'était pas au beau fixe ?

-"C'est vrai qu'il a fait parfois pluvieux à Knysna... Mais puisque vous insistez, je vais vous dire ce qui a perturbé l'ambiance du vestiaire. C'est l'arrivée de Stéphane Ruffier. Vous savez, on avait créé une telle cohésion au sein du groupe, qu'une nouvelle arrivée a fait quelques vagues. C'est malheureux, mais je crois que sa venue a annihilé tout le travail que j'avais effectué depuis quatre ans."

-Vous voulez dire que c'est Ruffier la taupe ?

- "Non, je dis juste que mon équipe a subi une perturbation avec la venue d'un nouveau membre, et que cela s'est fait sentir sur le terrain."

- Vous êtes vraiment sérieux ?

-"Et vous, vous êtes vraiment sérieux d'avoir jubilé sur les malheurs de l'équipe de France ?"

-  Est-ce que vous ressentez de la colère ?

-"Non. Plutôt du bonheur après ces six ans passés à diriger l'équipe de France."

- Raymond, c'est votre dernière conférence de presse à la tête des Bleus ?

-"Ca, ce n'est pas à moi de décider. Personnellement je pense que j'ai encore des choses à accomplir en tant que sélectionneur..."

- Pensez-vous que votre successeur, Laurent Blanc, arrive en terrain miné ?

-"Je n'espère pas, ça serait dangereux pour les joueurs".

- Peut-être avez-vous quand même quelques conseils à lui donner ?

-"Avoir de l'envie, c'est important. Pour le reste, il a de bonnes bases sur lesquelles travailler".

- A l'heure du bilan, pouvez-vous regarder avec fierté votre parcours à la tête de l'équipe ?

-"Sincèrement, je ne me pose pas la question. Ce parcours, c'est celui de l'équipe. Je ne suis pas là pour m'interroger sur mon cas personnel."

- Raymond, ca vous est arrivé de regretter que la France se soit qualifiée face à l'Irlande, quand on voit le fiasco du Mondial des Français ?

-"Mais c'est vous qui parlez de fiasco. On manque la qualification au dernier match. Si le Mexique en passe trois de plus à l'Uruguay, et que l'arbitre siffle son pénalty sur la faute sur Cissé, on est en huitième. Mais c'est le football, ça tient parfois à un cheveu."

- Raymond, quel message souhaiteriez vous adresser aux Français qui ont soutenu cette équipe de France ?

-"Allez-vous faire enculer sales fils de pute. Ou bien, allez vous faire enculer avec votre système de merde, c'est au choix. Mais je dis ça sous le coup de la colère. J'accepte mon exclusion de la Coupe du monde, et je souhaite bonne chance aux Bleus."

Rideau.

Alexis Toledano

11:34 Publié dans Futibol | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : domenech, afrique du sud, knysna, conference de presse Partager cet article avec:

Partager cet article sur Facebook  Ajouter dans Technorati  Ajouter dans Delicious  Partagez sur MySpace  Voter pour cet article dans Wikio  Partager sur StumbleUpon  Partager avec Digg  Partager sur Fuzz   partager sur Diigo    Partager via Tiny URL

A la une:

 //Pourquoi on préférait Trezeguet   //L'année 2014 de la lose en sept défaites magnifiques   //Quiz vidéo: Connaissez-vous votre Ronaldinho sur le bout des doigts?   //Quiz: Ibrahimovic, Eto'o ou un dictateur?   //Lettres de supporters de L1 à Carlos Slim   //Lucas, Pauleta, Ronaldinho... Elisez le plus beau presque-but du foot français   //Ballon d’Or 2013: Le jour où le ciel tomba sur Franck Ribéry   //L'année de la lose en sept défaites   //Aidons Jean-Michel Aulas à faire craquer Bafé Gomis   //Petit manuel de #reconversionvraie à l'intention de David Beckham 

Commentaires

J'aimerai connaître si les inscription sont autorisé avec ce web site. Si oui comment fait-on

Écrit par : annuaire mutuelle | 04/10/2012

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu