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02/06/2010

Finale NBA : Les Lakers de Kobe, l'équipe de la décennie

"Lakers contre Orlando, ça ressemblait à un berger allemand contre un caniche. C'est bon, les rottweilers des Celtics seront de retour en 2010."

(Paul Pierce, juin 2009)

Les groupies des Bulls de Jordan et autres fans du LA époque "showtime" vont pousser des cries d'orfraie, mais la réalité crue et moche est bien là. Les Lakers de Kobe Bryant sont l'équipe de la décennie. Ils joueront contre Boston leur septième finale NBA depuis 2000, pour quatre victoires jusqu'alors. C'est presque aussi bien que le LA de Magic et d'Abdul-Jabbar (cinq finales gagnées sur huit jouées entre 1980 et 1991) pour rester dans la Cité des Anges.


Certes, c'est presque une insulte de comparer les deux époques, tant les Lakers actuels n'arrivent pas à la cheville de leurs prédécesseurs: la faute, dans le désordre, à une attaque en triangle rasante et à des finales -l es seuls matchs que l'on retient 20 ans après - insipides et vite expédiées contre des adversaires en mode étoile filante (Pacers, Sixers, Nets, Magics...). Il aura manqué beaucoup de choses aux Lakers modernes pour faire rêver, par exemple une rivalité digne de ce nom, peut-être en train de ressusciter face aux Celtics. Néanmoins, cette équipe a laissé derrière elle de purs moments d'anthologie du jeu que tout amateur n'a pu qu'apprécier. Retour en cinq actes et en vidéo.


Los Angeles Lakers- Portland Trailblazers, finale de conférence 2000, match 7

Première année avec Coach Phil, première année au Staples Center, et dernière année pour les vétérans A.C. Green et Ron Harper, chargés d'insuffler la culture de la gagne au duo O'Neal/Bryant. LA écrase tout sur son passage en saison régulière (67-15) et continue sur sa dynamique face aux Blazers de Pippen, Sabonis, et du Sheed pour mener 3-1, avant le trou noir complet. Deux défaites et trois quart-temps horribles plus tard, les Lakers sont au pied du mur, menés 75-60 à 10:28 de la fin dans un Staples médusé. L'impensable se produit alors: les Blazers voient le panier rétrécir comme un trou de souris et balancent brique sur brique (13 shoots manqués consécutifs) pendant que l'armée des "three pointers" de LA (Shaw, Rice) se réveille sans prévenir. Les Lakers l'emportent sur le fil (89-84), c'est le premier miracle de LA, qui remporte ensuite le titre contre Indiana (4-2).


Los Angeles Lakers-Sacramento Kings, finale de conférence 2002, match 4

Probablament l'une des plus belles séries de playoffs de tous les temps. Et aussi l'un des plus gros vols arbitraux de l'histoire de la NBA. Cette année-là, les Kings de Divac, Webber, Christie et Bibby déploient le meilleur basket de la saison. Ils dominent largement les Lakers, doubles tenants du titre, en finale de conférence, et mènent 3-2 avant de se faire littéralement spolier le match 6 par Dick Bavetta and Bob Delaney, le duo d'arbitres accusé depuis d'avoir reçu des consignes pour favoriser un septième match entre les 2 franchises. Les Lakers ne tireront pas moins de 27 lancers-francs lors du dernier quart-temps, avant de gagner à Sacramento lors de la manche décisive. Mais la série ne serait pas arrivée jusque-là s'il n'y avait pas eu le buzzer beater décisif - parmi d'autres-  de "Papy" Robert Horry pour permettre à LA d'arracher l'égalisation de la série au match 4.

Los Angeles Lakers-San Antonio Spurs, demi-finale de conférence 2004, match 5

En 2004, c'est l'année des ‘Fourmidables' à LA, qui a fait signer Gary Payton et Karl Malone pour reconquérir le titre perdu face aux même Spurs l'année précédente. On peut même regretter que ces deux équipes aient joué dans la même conférence tellement leurs affrontements en playoffs ont accouché de moments inoubliables. Le match 5 de cette série (2-2) restera dans les annales pour son dénouement. Tim Duncan croit donner la victoire à SA grâce à un fade-away impossible en tête de raquette. Avec 4 dixièmes de seconde à jouer sur le chronomètre, l'AT&T Centers est en délire, avant que Derek Fisher ne réalise le buzzer beatter le plus rapide et sans doute, pas valable - peut-on avoir le temps de saisir la balle et de shooter dans un laps de temps aussi infime ? - de l'histoire. LA emporte la série avant de s'écrouler en finale contre les Pistons (4-1).


Los Angeles Lakers-Phoenix Suns, premier tour 2006, match 4

En pleine période de reconstruction, les Lakers font peine à voir et semblent partie pour des années de vache maigre. Grâce au talent de Bryant et à l'apport d'Odom, LA prend la septième place à l'ouest qualificative pour les playoffs malgré une équipe très limitée. On ne donne pas cher de leur chance face aux Suns, et pourtant l'immense leadership technique et mental de Kobe commence à se manifester derrière l'ego surdimensionné de la star californienne. Bryant porte les Lakers sur ses épaules, qui ont l'occasion de mener 3-1 avant de retourner dans l'Arizona. Phoenix mène de 2 points avec la remise en jeu et 7 secondes à jouer quand le miracle se produit (encore). Parker vole le ballon à Nash et donne à Bryant qui égalise, avant que ‘Black Mamba' ne donne la victoire à LA au buzzer de la prolongation. Les Suns finiront par gagner la série, mais la légende Kobe est en marche.


Los Angeles Lakers-Phoenix Suns, finale de conférence 2010, match 5

Il est encore un peu tôt pour faire d'un fait de jeu aussi récent un référent digne de figurer dans l'histoire des ces Lakers, mais il fallait bien trouver un match susceptible d'éclairer la mutation de l'équipe californienne, désormais portée par le  duo Bryant/Gasol, malgré un parcours en playoffs sans suspens exagéré depuis 3 ans. Mine de rien, ce match 5 face à des Suns renaissants constitue un tournant dans la saison de LA. Une défaite, et le risque d'élimination à Phoenix n'était plus à prendre à la légère. Mais Ron Artest, qui avait tout raté jusque là, a su, à la manière du Robert Horry de la grande époque, se montrer décisif en allant chercher ce shoot trop court de Kobe pour claquer la victoire sur le buzzer. Avant de porter l'estocade contre Boston ?


Julien Laloye

 

18:34 Publié dans basket ricain et autre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : los angeles lakers, boston celtics, nba Partager cet article avec:

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