Avertir le modérateur

« Le bilan des Frenchies de NBA (1/2) | Page d'accueil | La NBA, royaume du trash »

21/04/2010

Bayern-Lyon, un coup de cul ?

rtr2c9p9_comp.1271799526.jpg

"Au départ c’est toujours du 50/50. Ce sont deux équipes qui se ressemblent..."

(Claude Puel, avant la demi-finale aller Bayern Munich-Lyon).

En Ligue des Champions, cette année, le Bayern et Lyon, c’est une salace histoire de cul. Un cul bordé de nouilles et de moules. Un plateau servi 50/50 comme le suggère, Claudio. A quelques heures de se rencontrer dans la soupière de l’Allianz Arena, les demi-finalistes de la coupe d’Europe ne sont pas sur le papier, avouons-le, les "meilleures" équipes de la compétition: elles n’ont pas le plus de talents, n’ont pas le jeu le plus sexy du Vieux Continent, ni même les effectifs les plus expérimentés de la LDC; elles sont sans conteste les "große surprizes" du dernier carré. Mais par définition, en football, les surprises sont faites pour durer. Le Bayern et Lyon sont toujours là, avec des contingents moins forts que par le passé. Alors...


Alors, ces deux équipes ont quelque chose que les autres n’ont assurément pas : la hargne ? L'abnégation ? La volonté ? Oui mais encore : elles ont la chance, la chnek, du bol… bref, une chatte de cocu, une baraka de champion. Bien sûr, la chance, ça se provoque, ça n’explique pas tout. Fort heureusement d’ailleurs, le rectangle vert n’est pas celui des casinos. Si le hasard des jeux n’a pas sa place sur le pré, la chance - la "réussite", les "faits de jeu favorables" en langage sportif - constitue un point, sinon important, souvent évoqué.

Il suffit d'ailleurs de voir le sort réservé à l'équipe ultime, le Barça version PES 2009 et 2010 pour s'en rendre compte: l'an dernier, le Barça était la meilleure équipe du monde. Mais sans cette frappe de mule d'Iniesta en demi-finale, sans les deux penalties énauuuurmes oubliés pour Chelsea, sans les multiples exploits de Valdès à l'aller comme au retour, les Catalans dormiraient encore à sept Ligues des champions du rival madrilène. Cette année le Barça est toujours la meilleure équipe du monde, mais les "faits de jeu" se sont inversés mardi soir à San Siro. Un but hors-jeu de Milito, un penalty plus qu'évident sur Alvés non sifflé, ça sent l'élimination à plein nez et la saison blanche pour le Can Barca. Convaincus ?

La chance, dit-on, sourit aux audacieux. Ni les Lyonnais, ni les Bavarois, ne lui ont fait la gueule jusqu’à présent. Certains esprits terriens y verront la récompense d’un caractère de fer, d’une volonté sans limite, d’un travail de sape qui a payé, loin de cette médisante chance, événement sans prise sur le concret, phénomène irrépressible et intangible. Certes.

Mais comment nier la répétition ? Prenons l'OL : tout le monde l'a oublié, mais sans cette égalisation de Lisandro à la dernière minute au cours d'un match dominé de la tête, des épaules, du torse, des deux tibias et de tout ce que vous voulez par Liverpool à Gerland, lors de la phase de poule, les Reds seraient peut-être bien les derniers patients anglais de cette coupe d'Europe et on ne causerait pas vente ou rachat du côté de la Mersey. De même, si Higuain n'avait pas été un peu brestois au fond d'une âme noirâtre comme celle d'un goleador argentin en rut, il aurait sans doute évité de "viser" par suffisance le poteau à Bernabeu, et Aulas aurait déjà pondu douze communiqués sur toutes ces lois stupides qui entravent les chances des clubs français en Europe. Passons sur les quarts, la tête de Wendel, le bois de Diarra, les envolées de Lloris, le penalty foireux de l'aller et tout le reste... Après tout, on n'a jamais sérieusement pensé que le puceau bordelais pouvait passer, hein ?

Donc, gageons que si les sportifs ont un slip porte-bonheur, celui des lyonnais doit être bien humide. Pas certain non plus que celui de Bommel & Co ait eu le temps de sécher.

Le Bayern, depuis les huitièmes de finales et même avant, est un funambule qui, sans ses ailes franco-hollandaises, ne tiendrait plus l’équilibre sur son fil. Si la Juve avait été ne serait-ce qu'à la moitié du quart de la hauteur de sa réputation, Van Gaal, viré de Munich depuis longtemps, serait en train de fouetter au martinet les jeunes pousses d'un club batave quelconque. Non mais franchement, un club italien qui n'a besoin que d'un nul à domicile pour passer, qui ouvre le score et qui finit par s'en prendre quatre, ça arrive tous les combien, une fois tous les 20 ans maxi ?

Déveine italienne suite, les joueurs florentins n’arrivent quant à eux toujours pas à s’asseoir (2-1; 2-3) depuis les huitièmes. A l’aller, un penalty dans les arrêts de jeu de Robben (45+3), une escroquerie de but sur hors-jeu de Klose à la 89e. Au retour, une lulu venue d'ailleurs de Robben, le genre de celle qui part en tribunes 9,9 fois sur dix, pour ramener le score à 3-2 dans un match scandaleusement dominé par la Fio. Braquage à l'allemande, mode d'emploi, suite et fin: la confrontation face à MU, une compilation des grands moments du Bayern 2009/2010. Un but dans les arrêts de jeu à l'aller sur un cadeau de l'adversaire (cf: Patrice on pense à toi), une décision arbitrale douteuse plus que bienvenue (l'expulsion de Rafael au retour) et une volée impensable de la mobylette hollandaise sur un corner anodin. Vous savez, le genre de celle qui part en tribunes 9,9 fois sur dix... Bref, quitte à aller plus loin dans le délirium tremens, on dira que le trèfle à quatre feuilles est bien plus vert en Bavière qu’entre Saône et Rhône.


D'ailleurs, après analyse rigoureuse des éditions précédentes, Zone Mixte n'a trouvé qu'une seule équipe avec une chance aussi insolente que celle des bavarois cette année, le légendaire Liverpool de 2005. Si si, celui du 3-3 en finale contre Milan (0-3 à la mi-temps), et pas que pour le 3-3, en plus. Retour en arrière : les Anglais sont placés dans le même groupe que Monaco au tirage. Troisièmes à la veille de la dernière journée, ils doivent l'emporter par deux buts d'écart face aux Grecs pour voir les huitièmes. Menés 1-0 à la pause, ils font entrer Sinama-Pongolle qui égalise (véridique, il a bien marqué au moins une fois sous les couleurs des Reds) avant que Gerrard ne libère tout le monde d'un coup de canon sublime à 5 minutes du terme. Insolents on vous dit. C'est aussi cette année-là que Luis Garcia inscrit ce fameux but à Anfield face à Chelsea sans qu'on puisse savoir si le ballon a franchi ou non la ligne malgré tous les ralentis du monde. Le but de la qualif', cela va sans dire. On ne reviendra pas sur la finale, on a peur que des Italiens nous lisent.

Pas besoin d'aller plus loin dans la démonstration. Pas besoin non plus de causer technico-tactique, du retour de la Toule en défense centrale, de l'absence d'arrière-gauche de niveau décent au Bayern, ou d'autres débats tout aussi improductifs: Zone Mixte a misé sur l'OL depuis longtemps dans cette Ligue des champions, et la rédac' s'y tiendra. A l'inverse du Bayern, abonné de longue date aux demi-finales de la LDC, pour les Lyonnais c'est un baptême de l'air. La chance du débutant ?

Mais tout ça est bien une histoire de détails et de coups de bol dans une proportion non négligeable, et à ce petit jeu là, plus chattard que ce Bayern, on ne voit pas. Ça se répète au fil des matches, inlassablement, impossible de ne pas y voir la providence, la main invisible du champion. Sans chance point de salut ?


Arnaud Bertrand, Julien Laloye

16:29 Publié dans Futibol | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bayern munich, ol, lyon Partager cet article avec:

Partager cet article sur Facebook  Ajouter dans Technorati  Ajouter dans Delicious  Partagez sur MySpace  Voter pour cet article dans Wikio  Partager sur StumbleUpon  Partager avec Digg  Partager sur Fuzz   partager sur Diigo    Partager via Tiny URL

A la une:

 //Pourquoi on préférait Trezeguet   //L'année 2014 de la lose en sept défaites magnifiques   //Quiz vidéo: Connaissez-vous votre Ronaldinho sur le bout des doigts?   //Quiz: Ibrahimovic, Eto'o ou un dictateur?   //Lettres de supporters de L1 à Carlos Slim   //Lucas, Pauleta, Ronaldinho... Elisez le plus beau presque-but du foot français   //Ballon d’Or 2013: Le jour où le ciel tomba sur Franck Ribéry   //L'année de la lose en sept défaites   //Aidons Jean-Michel Aulas à faire craquer Bafé Gomis   //Petit manuel de #reconversionvraie à l'intention de David Beckham 

Commentaires

Je voudrai savoir si les connexion sont public sur votre web site. Si oui il est securiser?

Écrit par : mutuelle | 27/09/2012

Coucou. Je souhaitais commencer par dire que j'adore ce site.
En tout cas ce post déroge pas à la règle, il est cool.
Par contre je crois avoir un très lèger embêtement car le logo a l'air décalé vers le haut sur mon pc (avec netscape).

Écrit par : Acheter panneau solaire France | 13/10/2012

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu