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17/03/2010

The French Toast is back!

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"Mais il lui est carrément monté dessus !"

(Un commentateur télé, lors de la finale du tournoi olympique de basket France-USA, en 2000, à Sydney, après le dunk sidéral de Vince Carter sur Frédéric Weis)

Pour le grand retour – les médisants penseront préretraite de Frédéric Weis sur les parquets français, Zone Mixte a lancé un grand sondage (fictif) sur la carrière du pivot international aux cent sélections et des poussières. Que retiendrez-vous des quinze ans du parcours de Frederic Weis, aujourd'hui revenu aux sources de son envol dans le Limousin, au près de son fils et de ses affaires ?


*Son titre de meilleur espoir de Pro A en 1998 : 0,7 %
*Sa place dans les 10 meilleurs contreurs de l'histoire de la Liga : 0,9 %
*Le fauleux triplé avec Limoges en 1999-2000 (Pro A, Coupes Korac et Coupe de France) : 4 %
*Son appartenance à la génération Parker et ses deux médailles (JO de 2000 et Euro 2005) : 12 %
*Son excellente position à la draft 1999 (15e) et ses zéro minute en NBA : 15 %
*Le monumental dunk asséné sur sa pauvre tête par Vince Carter à Sydney : 67,4 %

Cruelle histoire... En 1998, une grande carrière semblait promise au géant mosellan. Le feu Maxi-Basket titrait « Ces 2,18 m qui font rêver la France », la NBA, intriguée, se demandait comment un Français avait pu dépasser le double mètre et la Fédé se félicitait d'avoir enfin trouvé l'oiseau rare. Mais alors que s'est-il passé ?

Acte 1 de la tragédie : en 1999, une hérnie discale contraint Fred à l'opération. La tour de contrôle du basket hexagonal se trouve subitement transformée en grand corps malade. « Après mon opération du dos, ça a été l'engrenage. J'ai accumulé pépin sur pépin, j'étais en sucre. » Résultat : cinq mois d'arrêt, une progression freinée et l'apparition d'un mental en papier mâché. "Je marche beaucoup à l'affect, confiera-t-il dans les journaux. A cette époque, j'avais perdu confiance en moi et ça a altéré le physique." Outre-Atlantique, les Knicks – après l'avoir dratfé en 15e position – ne le sentent pas prêt à rejoindre la NBA.

Acte 2 : cette impression est malheureusement confirmée lors des Jeux Olympiques de Sydney. Pourtant, la France, petit outsider, s'en va jusqu'en finale et chatouille même la Dream Team (75-85). Pourtant, Fred Weis réalise un tournoi très honnête, avec notamment une demi-finale accomplie (double-double et défense impressionnante) face à l'Australie. Mais voilà, entretemps, "Air" Carter s'est envolé sur ses épaules. L'image réalise plusieurs fois le tour du monde, est vue par 800 millions de personnes et forge sa mauvaise réputation à son grand corps défendant. Déjà surnommé French Toast lors d'un camp d'été, pour sa nonchalance et son apparante mollesse, Fred Weis a vu, en trois ans, sa carrière prendre un virage dramatique.


Le détour préconisé par l'Espagne devait marquer son redressement. Il aurait pu, au contraire, signifier : terminus, tout le monde descend. Toujours handicapé par ses problèmes de dos, le grand Fred ne parvient pas à retrouver le rythme et à enchaîner les rencontres : 10 minutes maxi, pour une production mini. Finalement, à force de courage, et grâce au soutien de ses entraîneurs à Bilbao, le pivot s'est relevé de l'autre côté des Pyrénées. Oh non, pas une star à accrocher en poster dans sa chambre, mais un poste 5 de devoir, batailleur, au service du collectif. Symbole de cette résurrection, son retour en Bleu, comme cocapitaine, lors de l'Euro 2005. Tout beau et tout bronzé après la victoire face à l'Espagne lors de la petite finale, le Mosellan avait au moins démontré à ses détracteurs du coeur, du courage et des c... Mais malheureusement, de sa cahotique carrière de Limoges à... Limoges, en passant par un voyage manqué à New York et son adoption en Espagne, l'histoire ne retiendra finalement qu'une image... Cruelle célébrité !

Vincent Bissonnet

13:57 Publié dans basket ricain et autre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : frederic weis, basket, limoges, vince carter Partager cet article avec:

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